Deux artistes invités à exposer leurs œuvres

Le 25/03/2017
Le street art s’exprime en mode XXL, actuellement, au lycée Larbaud. Entre les photos de Dominique Boutonnet et la fresque de Pierre Lhéritier.

Fidèle à sa politique culturelle d’ouverture à des artistes locaux, invités à venir présenter leurs œuvres et montrer des aspects de l’art contemporain aux élèves de l’établissement, le lycée Valery Larbaud accueille, en même temps, les œuvres de deux artistes sur le thème du graff.

Si les graffitis sont parfois le cauchemar des chefs d’établissement, une telle initiative, qui met à l’honneur le street art dans les locaux scolaires, sensibilise les élèves à toutes les formes d’art. C’est l’occasion aussi de faire entrer la cité dans l’école, comme l’indique avec malice Ghania Ben Gharbia, le proviseur.

Les deux démarches présentées sont bien différentes. Avec Dominique Boutonnet, il s’agit d’un travail photographique effectué à Rio, où les graffitis couvrent les murs de la ville, et expriment à travers des fresques monumentales et exubérantes les excès d’un univers urbain travaillé par les tensions, les contestations et la violence. 

GigantismeCe qui a frappé Dominique Boutonnet, c’est le gigantisme et le bouillonnement de cet art de la rue, dont les manifestations sont en même temps pensées et maîtrisées. Les formats qu’il a adoptés sont de dimensions variables et les supports utilisés sont volontairement légers.

Il y a du gigantisme aussi dans la fresque réalisée par Pierre Lhéritier avec l’aide des élèves de France Léone, professeur d’arts appliqués. L’œuvre, dont l’idée avait été lancée comme un défi lors d’une précédente exposition, est désormais partie intégrante de l’établissement.

L’artiste a retenu quelques grands jalons de l’histoire de la peinture, racontée sur un mur de 30 m de long et haut de près de 5 m. Y sont illustrés dans le style précis, vigoureux et coloré du street art la Renaissance italienne avec La Joconde, le baroque avec La Jeune Fille à la perle de Vermeer, le réalisme avec Le Désespéré de Courbet, le cubisme, le surréalisme, le pop art, l’art du graff enfin avec les portraits de Basquiat et de Mode2.

La gamme chromatique utilisée joue sur les tons de vert, de violine, d’ocre et de noir, donnant sa force et son unité à l’ensemble, qui a transformé un couloir impersonnel et froid en une galerie vivante et colorée comme une invitation à l’imagination et à la création.

street art

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