EDUCATION ET CULTURE Et si l’optique m’était contée …

Le 31/01/2012

Mme Rim Turkmani, astrophysicienne, de la Royal British Society de Londres, anime une conférence sur l’apport des sciences arabes et de la civilisation musulmane aux sciences modernes (en particulier, l’optique géométrique), dans l’amphithéâtre du lycée Valery Larbaud de Cusset le 31 janvier 2012.

Le 31 janvier, dans l’amphithéâtre du lycée Valery Larbaud de Cusset, s’est tenu un évènement particulier et pour le moins enrichissant. L’astrophysicienne de renom, Rim Turkmani, de la Royal British Society a en effet donné, en anglais, une conférence des plus intéressantes sur les sciences arabes et l’apport de la civilisation musulmane à la science moderne.

Son intervention a été introduite par Mme Régine Eber,  professeur de physique du lycée, , exposant aux classes de BTS et de seconde baccalauréat professionnel optique lunetterie la chronologie des évolutions dans le domaine de l’optique ; du siècle de Périclès jusqu’à Descartes.

Les élèves ont pu suivre ensuite, une brève présentation du métier d’astrophysicien par Rim Turkmani et une projection extrêmement esthétique d’un film lui aussi en anglais, mêlant récit historique et images fantastiques.

L’exposé en lui-même  a commencé par un rappel historique ; la jeune scientifique considérant que l’on omet trop souvent de mentionner les origines des sciences modernes.

Mme Turkmani a souhaité corriger un postulat : la période présentée en Occident comme obscure voire obscurantiste- est en fait une ère de lumières scientifiques dans la civilisation arabo-musulmane. Question de … point de vue…

A travers ces explications, les élèves ont pu réaliser à quel point l’optique géométrique moderne puise dans l’héritage des savants arabes du 7ème au 13ème siècle. La conférence s’est achevée par la remise d’un livre du British Council au CDI du lycée : 1001 Inventions, Muslim Heritage in Our World, Foundation for Science Technology and Civilisation, 2005.

Plus tard, Mme Turkmani et les professeurs de physique du lycée ont prolongé l’expérience par un atelier où ont été réalisées des chambres noires, outils indispensables pour comprendre les fondements des sciences de l’optique. Au-delà de toutes considérations confessionnelles ou  civilisationnelles, Mme Turkmani a insisté sur le caractère universel des sciences où chaque découverte profite des acquis antérieurs puisés dans les diverses civilisations : une démonstration de l’universalité du savoir et de la connaissance. Une matinée pas comme les autres, remplie de rêve et d’évasion : Il était une fois, l’optique.

Rédaction collective des élèves de 2BPOL.

Mme Turkmani explique expérimentalement le principe de la chambre noire aux élèves de Seconde Optique.

Travaux pratiques pour les élèves de Seconde optique lunetterie autour de la chambre noire.

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