Les sommeliers d’Auvergne sont allés à la rencontre des lycéens de Valery-Larbaud

Le 08/04/2016

Devenir sommelier. L’idée a germé dans la tête de plusieurs élèves du lycée Valery-Larbaud à Cusset.

Quelles formations pour quels débouchés ? Des professionnels ont répondu à leurs questions.

«Sous une robe rouge cerise révélant un bouquet aux notes animales, il devient chaleureux en bouche, etc, etc ». Dans le secteur de la sommellerie, le vocabulaire est recherché. Les candidats aussi.

C’est justement pour aiguiller les élèves intéressés que l’association des sommeliers d’Auvergne Limousin est venue, ce lundi, à la rencontre des 21 élèves de la classe de terminale Commercialisation et services en restauration (CSR) du lycée Valery-Larbaud.

Parmi eux, quatre ont choisi de faire du vin leur domaine de prédilection. Un choix qui offre de vrais débouchés et séduirait de plus en plus de jeunes.

1.600 € net mensuel
en début de carrière

« La sommellerie regroupe une multitude de sciences différentes : géographie, chimie, histoire, ampélographie (l’étude des cépages, ndlr)… C’est un métier intéressant qui est en plus très recherché, car il y a une forte demande, notamment à l’étranger », commence Françoise Gigot, la présidente de l’association.

Face à elle, les élèves s’interrogent sur ce métier souvent méconnu qui demeure une spécialité bien française. Les exportations de vins et spiritueux sont le deuxième poste excédentaire de la balance des paiements française.

« Il y a toujours du travail puisque contrairement à beaucoup de choses, les vignes ne sont pas délocalisables ! Dans la restauration, nous sommes des marchands de bonheur et le premier employeur en France », poursuit la présidente.

Les questions qui reviennent le plus souvent concernent les débouchés et les salaires. « Un sommelier en début de carrière gagne environ 1.600 € net mais ça peut très vite grimper. Plus on est bon, plus on est reconnu et plus on est demandé », assure Françoise Gigot.

Le débouché de la grande distributionLe sommelier classique en restaurant demeure une valeur sûre, mais les lycéens peuvent se tourner vers l’oenotourisme mais aussi la grande distribution. En effet, dans cette branche la tendance est à la hausse. « Plus ça va, plus il y a de demandes. L’objectif à terme est d’arriver à un sommelier par grand magasin », explique Alfredo Da Silva, ancien manager des rayons liquides à Cora Lempdes où l’on dénombre plus de 2.500 références de vins, champagnes et mousseux.

« J’ai travaillé avec un maître sommelier pendant plus de 20 ans. Mais maintenant qu’il est parti, ils ont du mal à trouver un vrai sommelier pour le remplacer », poursuit-il.

Malgré ces perspectives intéressantes, seuls quatre élèves sur les 21 envisagent de poursuivre leur formation dans ce sens.

« C’est vrai que la sommellerie n’est pas la voie principalement empruntée par les élèves. Mais il s’avère que quelques élèves sont intéressés, d’où la venue de cette association. Cela leur permet de découvrir des débouchés auxquels ils n’auraient pas pensé comme la grande distribution ou même agent commercial », précise Claire de Maximoff, professeur de restauration à Valery-Larbaud.

Pour ces quatre courageux l’aventure se poursuit par une mention complémentaire soit en école à Chamalières, soit par alternance. En espérant que leur soif d’apprendre se poursuive sans modération.

Source: Journal la montagne du 6 avril 2016.

 

Les sommeliers d’Auvergne et du Limousin ont expliqué leur métier à une classe du lycée Valery Larbaud.

Les sommeliers d’Auvergne et du Limousin ont expliqué leur métier à une classe du lycée Valery Larbaud.

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