Sensibilisation aux violences en milieu familial

Deux classes du lycée Valery Larbaud ont bénéficié, mardi 8 décembre, de l’intervention de Mme Bernard, juriste au CIDFF (centre d’informations sur les droits des femmes et des familles).

Cette rencontre a pris place dans un contexte de lecture d’œuvres biographiques ayant trait aux violences au sein de la famille. Ainsi la classe de APR2 avait été sensibilisée à ce sujet par Mme Casile et M. Bonvin, qui ont conjointement guidé la classe dans sa lecture de La Maladroite. De la même façon, la classe de 1STS2, engagée dans un projet de lecture et d’écriture, a pu aborder en cours de Sciences sanitaires et sociales les violences exercées sur les femmes ou les enfants, telles que Dalie Farah les raconte et les décrit dans son roman autobiographie Impasse Verlaine. Une intervention de l’auteur est par ailleurs prévue dans le courant de l’année dans le cadre de ce même projet qui bénéficie du soutien financier de la région Auvergne Rhône Alpes.

La rencontre avec Mme Bernard s’est ouverte par un rapide rappel historique qui a permis aux élèves d’apprendre qu’en France les campagnes de prévention et d’information sur les violences faites aux femmes n’existent que depuis 2000. Ces violences sont dites « conjugales » quel que soit le statut du couple concerné (marié, pacsé, concubin, hétérosexuel ou homosexuel) et concernent des femmes  -de tout horizon social – dans 95% des cas.

Le dialogue s’est rapidement instauré avec les élèves et ces derniers ont pu, guidés par Mme Bernard, énumérer et définir les différentes formes de violences. Qu’elles soient physiques, psychologiques, économiques – la personne peut se voir privée de ses biens ou empêchée de travailler par exemple – ou sexuelles, ces violences ont pour objectifs communs de porter atteinte à l’intégrité de la personne, qui, sous l’emprise d’une autre, se retrouve dévalorisée, dénigrée, contrôlée.

Chaque classe a pu réinvestir ses connaissances et consolider sa maîtrise d’un vocabulaire spécifique : lesnuances entre crime et délit, ou attouchement / agression sexuelle / violont par exemple été rappelées et les participants ont pu réfléchir à la manière d’apporter un soutien efficace aux victimes, ainsi qu’aux possibilités de les orienter vers les bonnes personnes ou structures.

Enfin l’échange s’est achevé par les questions spontanées des élèves et par un questionnaire écrit qui les a conduits à se demander quels signes pouvaient indiquer qu’on ne se trouvait plus dans une relation de séduction « normale ».

Cette intervention a pleinement fait écho aux lectures effectuées par les classes, aux contenus de cours de Sciences sanitaires, mais aussi à l’actualité et au quotidien de chacun ; les violences en milieu familial étant l’affaire de tous.